Joyce Riley

« Quel soulagement : je peux à nouveau participer aux conversations »

31 ans - Soignante dans une maison de repos et de soins

Regardez la vidéo de Joyce

Joyce Riley se trouvait beaucoup trop jeune pour porter des appareils auditifs. En février, après avoir longtemps hésité, elle a pourtant poussé la porte d’un centre auditif Lapperre. « Ce sont surtout mes enfants qui m’ont décidée à franchir le pas : je ne les entendais plus pleurer la nuit. Un jour, mon fils m’a dit : ‘Maman, tu entends vraiment très mal’. Cela a été le déclic. » Aujourd’hui, Joyce est extrêmement satisfaite de ses appareils auditifs. Son fils aussi.

« Lorsque j’avais dix ans, mon tympan gauche s’est perforé. »

Joyce doit son nom de famille, Riley, à son grand-père irlandais qui est venu se battre dans notre pays pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il y a fait la connaissance de la grand-mère de Joyce et a décidé de rester chez nous. « Aujourd’hui, nous ne parlons plus anglais dans la famille », déclare Joyce en riant. Elle nous explique aussi qu’enfant, elle souffrait très souvent d’otites sévères. « Lorsque j’avais dix ans, mon tympan gauche s’est perforé. Je me suis alors rendue à la clinique de l’audition, à Anvers. J’avais des lésions auditives, mais le médecin a dit qu’un appareil auditif n’était pas nécessaire et que je devais attendre. Enfant, ne pas entendre correctement ne m’a jamais vraiment gênée. Cela a changé lorsque je suis devenue adulte, bien entendu. Entre-temps, mon tympan droit s’était également perforé. Mes cellules ciliées sont également hors d’usage. Aujourd’hui, j’ai une perte auditive de 40 % aux deux oreilles, c’est énorme. »

Pourquoi avez-vous attendu si longtemps avant de porter des appareils auditifs.?

« Le seuil psychologique est très élevé. Dans la maison de repos et de soins où je travaille, je vois chaque jour des résidents qui portent des appareils auditifs. De ce fait, j’estimais, à tort, que les appareils auditifs n’étaient faits que pour les personnes âgées. Je ne voulais pas non plus que mes enfants – j’ai une fille de six ans et un fils de quatre ans – me considèrent tout à coup comme une ‘vieille’ maman. De plus, je ne savais pas qu’il existait tellement de types différents d’appareil auditif, y compris des modèles plus petits que l’on ne voit presque pas. Je pensais que je pourrais très bien m’en sortir sans appareils auditifs. Des membres de ma famille et des collègues me disent à présent qu’auparavant, ils devaient tout répéter une dizaine de fois avant que je ne comprenne. Mon patron pensait même que je n’étais jamais attentive pendant les réunions. » (rire)

« Mes appareils auditifs font désormais partie de moi. Je trouve même dommage de ne pas pouvoir les garder pour dormir. »

Qu’est-ce qui vous a finalement décidée à vous rendre dans un centre auditif.?

« Un jour, mon ORL m’a dit de me rendre chez Lapperre, qu’ils avaient des modèles d’appareil auditif plus petits. Pour moi, l’aspect esthétique était très important, en particulier parce qu’au travail, nous devons toujours avoir les cheveux attachés. Mais ce sont mes enfants qui m’ont vraiment convaincue de pousser la porte du centre auditif. Je suis une maman solo. Il arrivait que je n’entende pas mes enfants pleurer la nuit – surtout Cyril, le plus jeune – et cela posait réellement un problème. Un jour, mon fils m’a dit : ‘Maman, tu entends vraiment très mal.’ Cela a été un choc. En février, j’ai donc rassemblé mon courage et je suis allée chez Lapperre. »

Comment décririez-vous votre situation avant et après vos appareils auditifs.?

« Oh, c’est vraiment le jour et la nuit ! J’ai sursauté lorsque j’ai entendu ma propre voix aussi clairement pour la première fois depuis vingt ans. J’ai aussi remarqué que ma radio allait effectivement très fort, comme mes enfants essayaient de me le faire comprendre depuis un bon moment. (rire) Bref, un grand soulagement ! Je peux enfin de nouveau participer aux conversations. Ces derniers mois, je l’ai très bien remarqué au restaurant, par exemple. Mes appareils auditifs font désormais partie de moi. Je trouve même dommage de ne pas pouvoir les garder pour dormir. Même quand je fais du jogging, ils ne me gênent pas. Je peux continuer à faire tout ce que je faisais auparavant, mais en entendant beaucoup mieux maintenant. »

« Je dis toujours aux nouveaux clients : ‘Testez-les’ »

« Joyce rencontre surtout des difficultés en ce qui concerne les fréquences de compréhension de la parole. C’est pour cette raison qu’elle a du mal à suivre les conversations sans appareils auditifs. Il est vrai que lorsqu’on est aussi jeune, devoir faire le pas qui mène à des appareils auditifs n’est pas quelque chose d’agréable, mais le problème se trouve entre les oreilles – au sens figuré. J’ai également remarqué que dès que Joyce a franchi le seuil de notre centre auditif, elle avait l’esprit très positif. Elle souhaitait vraiment trouver une solution et je suis très heureuse d’avoir pu l’aider. »

« Je dis toujours aux clients qui hésitent beaucoup : ‘Venez vous informer et tester des appareils auditifs. Si vous n’êtes pas satisfait, vous pouvez toujours faire marche arrière, mais vous aurez au moins essayé.’ Pour moi, ce n’est pas un problème si quelqu’un décide que les appareils auditifs ne sont pas (encore) une solution, mais cette personne en aura au moins fait l’expérience. De plus, comme Joyce, vous pouvez essayer plusieurs types d’appareil auditif. Joyce a finalement opté pour des appareils intra-auriculaires sur mesure. » Franciska Danneels, l’audicienne de Joyce

Partagez ce magazine