Anne raconte…

Anne Vandebosch est Conseillère Auditive au centre Lapperre d’Arlon. « J’ai commencé à travailler chez Lapperre en 1995, à Charleroi. J’ai tout de suite adoré mon métier et je me suis très vite sentie concernée par les problèmes d’audition de mes clients. J’ai alors demandé à un collègue audicien de me prêter ses cours. Je continue d’ailleurs toujours à m’informer. C’est ainsi que j’ai rejoint un groupe Facebook de parents d’enfants malentendants. J’ai alors constaté que de nombreux enfants refusent de porter leurs aides auditives ou ont du mal à accepter leur différence. L’idée m’est alors venue d’appareiller leur poupée ou leur doudou afin qu’ils puissent plus facilement s’y identifier. Mon projet « Les poupées sourdes » était né ! »

Anne profite de la vie…

« Les appareils que j’envoie aux parents ne sont ni des jouets ni de véritables aides auditives. Il s’agit de répliques d’exposition que nous ne proposons plus chez Lapperre. J’ai fait appel à mes collègues pour en récolter un maximum. Et je les remercie vraiment du fond du cœur car ils ont répondu présents ! Bien entendu, le projet « Les poupées sourdes » me demande un certain investissement. Mais il n’y a rien de plus beau que de recevoir des photos d’enfants tout sourire avec leur doudou. Ma plus belle victoire ? Une petite fille qui refusait de porter ses appareils auditifs. Dès que sa maman lui a donné sa poupée appareillée, elle a réclamé les siens.» Le projet vous intéresse ? Rejoignez le groupe « Les poupées sourdes » sur Facebook.

Anne participe…

« Malgré mon métier, je n’avais jamais entendu parler du Trouble de l’Audition Centrale. C’est en discutant avec une cliente qui souhaitait des bouchons pour son enfant que j’ai réalisé que cela correspondait en tout point à ce qu’expérimentait mon petit-fils Ayrton depuis presque quatre ans. Les personnes souffrant du Trouble de l’Audition Centrale ne présentent pas de perte auditive, mais ne peuvent pas faire la distinction entre la parole et le bruit ambiant. Ils ont donc beaucoup de mal à suivre à l’école, alors qu’aucun trouble de l’attention ou de l’apprentissage ne peut être constaté. Le diagnostic, confirmé par un test d’audition en milieu bruyant, a été une véritable délivrance pour lui. Je l’ai appareillé avec des aides auditives dotées d’un système FM : l’instituteur porte un micro sur lui, grâce à quoi sa voix est directement émise dans l’oreille d’Ayrton. »

Anne Vandebosch • Conseillère Auditive à Arlon

« De nombreux enfants malentendants refusent de porter leurs aides auditives ou ont du mal à accepter leur différence.»

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