Peter Govaere

« Soudain,
j’entendais tout »

59 ans - Magasinier
Appareil auditif : Lapperre Pro4

Il y a six ans, Peter Govaere a trouvé le job de ses rêves dans la brasserie d’Ingelmunster. Tout en dégustant une Filou, il nous parle de ses problèmes auditifs. « Comme de nombreuses personnes, j’ai attendu beaucoup trop longtemps. Ce n’était pas raisonnable. Mais maintenant, grâce à Lapperre, mon audition est à nouveau parfaite. »

J'ai pris conscience que cela ne pouvait plus durer.


Pendant des années, Peter a été chauffeur de poids lourd. « Mes problèmes auditifs ont alors commencé », explique-t-il. « Je passais des heures au volant et le bruit incessant du moteur a eu des répercussions sur mon audition. À un moment, il a été décidé que les moteurs de poids lourds ne pouvaient plus produire plus de 75 décibels. Le moteur a donc été mieux isolé, ce qui a eu pour conséquence ennuyeuse que j’entendais en permanence un sifflement dans la cabine de mon camion. Les techniciens n’ont pas réussi à faire disparaître ce bruit. Au début, cela me semblait supportable mais après un certain temps, mes oreilles se sont mises à siffler. Mon audition a diminué peu à peu, même si je n’en étais pas conscient à l’époque. Le sifflement du moteur m’agaçait tellement que j’ai fait fabriquer des bouchons d’oreilles. J’avais de plus en plus de mal à comprendre ce que les gens disaient. Il y a une dizaine d’années, j’ai pris conscience que cela ne pouvait plus durer. J’ai donc poussé la porte d’un magasin qui vendait des appareils auditifs. »

Un centre auditif de Lapperre ?


« Non. L’homme derrière le comptoir m’a dit : ‘J’ai ces appareils en stock. Choisissez-en un et essayez-le pendant quelques semaines.’ Il ne m’a pas donné davantage d’explications et j’ai pris les appareils les moins disgracieux. Je me suis dit immédiatement que je n’allais pas porter ces machins longtemps. Ils étaient de qualité médiocre. Après quelques jours, je les ai rapportés au magasin. Cette mauvaise expérience m’a coupé l’envie de porter des appareils auditifs. J’ai donc continué à me débrouiller pour supporter ces oreilles qui sifflaient en permanence et ma perte auditive. J’ai cherché un autre emploi, car conduire un camion devenait trop pénible. Il y a six ans, j’ai été embauché dans une brasserie comme magasinier. J’étais débarrassé du sifflement dans la cabine, mais j’avais subi des lésions auditives permanentes.

« Ma femme est très patiente et ne se fâche pas rapidement, mais un jour, c’était devenu trop pour elle. ‘Quand vas-tu faire quelque chose pour tes problèmes d’audition ?’, a-t-elle demandé. Un mois plus tard, je suis allé chez Lapperre. »

L’approche de Lapperre était-elle différente ?


« Je me suis senti tout de suite à l’aise. L’audicienne Roos Weyhaeghe a testé mon audition de manière approfondie et est arrivée à la conclusion que je n’entendais plus certaines consonnes. Les basses sont OK, mais les ‘s’, par exemple, disparaissent dans le néant sans appareil auditif. ‘Si vous reconnaissez cinq mots sur dix lors de ce test, cela indique que vous devez déjà faire beaucoup d’efforts’, m’a dit Roos. J’en avais reconnu un sur dix. Mes deux oreilles étaient aussi mal en point. Elle m’a clairement expliqué les différentes possibilités, sans insister sur l’une ou l’autre. J’ai apprécié cette démarche. Elle m’a proposé d’essayer le Pro4. Un appareil petit et discret. »

Comment ce test s’est-il passé ?


« Au début, j’ai dû m’habituer, car soudain, j’entendais tout. (rire) C’était comme si quelqu’un avait tourné le bouton du volume de cinq à trente. Roos m’avait prévenu : ‘Vos appareils ne seront pas réglés correctement tout de suite. Dites-moi ce qui vous dérange et j’adapterai les réglages.’ J’avais surtout des problèmes avec l’eau qui clapote. Je percevais ce son beaucoup trop fort. Roos a fait disparaître ce problème. Elle a aussi filtré les sifflements. Le premier jour où je suis allé travailler en portant mes appareils auditifs, j’ai vraiment remarqué la différence. Je me suis surpris à devoir réapprendre à écouter. Après toutes ces années, j’avais désappris à écouter vraiment ce que les gens disaient. Lorsque vous n’entendez pas bien, vous vous repliez sur vous-même et vous ne faites plus d’efforts. Vous vous isolez alors socialement. Le jour où le monde s’ouvre de nouveau à vous grâce à vos appareils auditifs, vous devez réapprendre à suivre une conversation. Maintenant, j’y parviens très bien. Je n’aurais jamais dû attendre si longtemps avant d’aller chez Lapperre. »

« Pensez à l’intervention
de la mutualité »

« Peter Govaere a longtemps repoussé la prise en charge de ses problèmes auditifs. Peu de temps avant qu’il ne vienne chez Lapperre, un ORL lui avait conseillé d’essayer des appareils auditifs. À la suite de la législation qui est entrée en vigueur en 2015, une personne atteinte d’une perte auditive légère a aussi droit à une intervention de la mutualité. Les conditions à remplir sont d’avoir des difficultés à suivre une conversation dans un bruit de fond et d’être âgé de moins de 65 ans. Après divers tests, il s’est avéré que Peter Govaere avait droit à cette intervention. »

Roos Weyhaeghe, son audicienne

Partagez cet article